« Le plus souvent, l’historien est frappé par la solidité des mythes contre lesquels s’épuise son argumentation, par l’inutilité des efforts pour corriger des images d’Épinal solidement assises, par le travail de Sisyphe que représente son effort toujours renouvelé, mais toujours vain, pour combattre ce qu’il considère comme des idées fausses, dont il a vingt fois tenté de démontrer le caractère erroné. »
S. Bernstein, « Comment un savoir historique est-il considéré comme acquis? », in Y. Beauvois & C. Blondel (éditeurs), Qu’est-ce qu’on ne sait pas en histoire ?, Septentrion, Paris 1998, p. 191).




